Mardi 13 mai 2008
Allons voir plus loin, veux-tu ?

Des histoires que tout sépare et une histoire que tout rassemble. Il suffit pour cela que l'auteur manipule ses personnages, que ces marionnettes se laissent articuler, bon gré mal gré. Il suffit encore d'accepter d'aller "voir un peu plus loin"... sans avoir peur de ses désirs. Dans cette machine de la vie recentrée sur quatre personnages, Anny Duperey propose un florilège de destins qui s'arrachent de leur condition. Tant bien que mal et surtout non sans mal.
Directrice d'une agence de voyages, Christine est une femme gagnée par la peur, sournoise, venimeuse, qui prend les formes déguisées de la lassitude, de la colère, de l'épuisement et de l'envie de tout laisser tomber. Paul, né dans le monde rural, est un homme meurtri par un milieu familial dépourvu de sensibilité. Solange trimbale son quotidien pathétique derrière un guichet SNCF. Enfin, Luc prend chaque instant conscience de l'échec de sa vie conjugale. Dans le sentiment d'être en bout de course naissent les rencontres des uns et des autres. La trajectoire à suivre sera le chemin des êtres de bonne volonté, tracé par un auteur qui, à l'évidence, a voulu faire la part belle au courage et à l'humilité. D'où un roman sans prétention, presque humaniste, qui, plus que raconter ses personnages donne l'impression de vouloir les donner au lecteur...


Voilà le livre de la premiere moitié de mes vacances, que j'ai terminé non sans mal pour être sure de ne pas le rapporter chez moi.
Bon, si j'en retiens quelque chose d'important, c'est de ne plus lire de livre écris par des acteurs !! lol !

Bref, j'ai pas spécialement aimé. Le livre fait 430 pages, mais on pourrait aisément en retirer 200 de paragraphes que j'ai trouvé copiés les uns sur les autres, reformulés comme ci, reformulés comme ça ... J'ai trouvé que ça n'avancait pas, alors qu'au final, l'idée n'est pas si mauvaise.

Le roman se découpe en 5 grandes parties. 1 partie consacrée à chacun des 4 personnages, avec un bref passage des rencontres furtives, et une cinquième partie ou tous sont véritablement liés.  

Au final, voilà ce que j'ai à en dire : de bonnes idées, des personnages vivants, sentimentaux, mais l'ensemble me fait l'effet de la même chose répété pendant 400 pages, ce qui au final, n'apprend rien de nouveau.
J'aimerais bien avoir l'avis de ShopGirl, qui, il me semble, l'a lu il y a quelque temps.

Voilà, je peux retourner à mes vacances ...
2eme partie demain : L'espagne !!
par Messaline publié dans : Romans francophones
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 5 mai 2008






Voilà !!! Enfin les vacances !
Pendant 2 semaines, donc, je risque de ne pas beaucoup lire ... Donc, pas grand chose à ajouter à mon blog pour 2 semaines et demi environ !

Nous partons donc pour 2 semaines :
1 semaine à Besançon, chez mes parents, et 1 semaine à Valence, en Espagne (non, pas dans la Drôme !!!! :-)).
J'ai prévu quelques livres, bien sur, je ne pars pas les mains vides.
Parmi ceux-ci :
L'accro du shopping à Manhattan, de Sophie Kinsella
Louves des mers, de Zoe Valdes
et celui que je lis actuellement : La condition humaine de Malraux, qui est une relecture.

Mon prochain article sera très certainement mon compte rendu de vacances, à moins que je ne finisse un des livres pendant mon séjour chez mes parents.

Donc, je vous dit à très bientot !!!

par Messaline
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Jeudi 1 mai 2008
Tokyo


Quand Grey débarque à Tokyo sans attaches, argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher. Sa rencontre avec Jason, pour lequel elle éprouve une fascination immédiate, est déterminante : il lui trouve un toit, une maison délabrée vouée à la démolition, et un emploi dans un club à hôtesses très privé. Ses clients ? Des yakuzas et un étrange infirme accompagné d'une nurse à la silhouette monstrueuse... Mœurs inavouables, violence, écrasant secret... Ce nouvel univers est pourtant familier à Grey. Le but de son voyage ? Retrouver un mystérieux film à l'existence contestée datant de l'invasion de la Chine par les Japonais. Un seul homme pourrait l'aider. Un survivant du massacre qui refuse de répondre à ses questions...


Je tiens tout d'abord à remercier Val/Hydromielle pour ce livre qu'elle m'a offert pour Noel 2007. Je voulais le lire depuis pas mal de temps, et ce fut un excellent choix.

Ce roman se compose de 2 parties, enchevêtrées l'une dans l'autre tout au long du récit.
Grey arrive à Tokyo, en 1990, afin d'étudier un évènement grave de l'histoire de l'Invasion de la Chine par les Japonais, et plus précisément sur les massacres effectués à Nankin, "capitale" du Sud de la Chine, pendant le mois de décembre 1937.
Ayant étudié cet évènement depuis 9 ans, elle s'y rend pour y trouver une fameuse vidéo dont elle est sure de l'existence, sans l'avoir jamais vue.
Elle y rencontre Shi Chongming, professeur à l'université, qu'elle poussera à raconter son histoire.

Voici donc les deux protagonistes respectifs des deux énonciations du roman.
Grey à l'époque contemporaine, en 1990, à Tokyo, et Shi Chongming, à nankin en 1937.
Grey arrive donc à Tokyo, sans argent, sans travail, sans logement. Elle trouvera par chance de quoi se loger et de quoi travailler. Tout celà la mènera dans des aventures périlleuses, à la recherche d'un mystérieux antidote et de la vérité.
Shi Chongming, lui, en 1937, vit l'invasion de son pays chinois par les Japonais. Il vit dans l'espoir d'être considéré comme un réfugié par l'attaquant, alors que sa femme, enceinte, souhaite s'enfuir. Ils restent, ils attendent ...

Comme d'habitude, je ne vais pas en dire trop, pour ne pas révéler ce qu'il est mieux de découvrir à la lecture du roman.
Concernant l'attaque de Nankin, même si c'est affreux, cette lecture m'aura permis d'en apprendre plus.
Voici une page Internet qui présente avec concision l'évènement :
Nankin

extrait du site Wikipédia :

"Le 8 décembre alors que la capitale Nankin était assiégée, Tchang Kaï-chek et sa femme évacuèrent la ville avec une partie des troupes. Le 11, les soldats chinois demeurés sur place reçurent à leur tour l'ordre d'abandonner la capitale.


Le
13 décembre, l'armée japonaise, forte de plus de 160 000 hommes, pénétra dans la ville, fit prisonniers les soldats chinois encore présents et les divisa en petits groupes. Le massacre débuta alors et les Chinois de tous âges, aussi bien civils que militaires, furent tués à la baïonnette et au sabre pendant que les femmes étaient violées et éventrées."

De plus, je viens de voir sur Internet que le cannibalisme est un fait avéré des troupes japonaises. Par contre, ils n'en expliquent pas vraiment les raisons.

Je crois que c'est suffisant afin de décrire toute l'horreur de cette attaque. Mo Hayder précise, à la fin, que les personnages sont fictifs, mais il est claire que l'histoire qu'elle raconte se base sur certaines tortures bien réelles exercées par les Japonais sur les Chinois lors de ce terrible hiver.

Au final, j'ai aimé ce livre. J'ai été scandalisée par ce que j'y ai lu, de me dire que des hommes ont subit tout celà. Mais notre histoire, l'histoire de l'homme en general, est parsemé de scènes horribles, depuis des générations.
Mo Hayder a le don de nous accrocher, quel que soit son sujet (la torture, le massacre ici, la pédophilie dans "l'homme du soir", qui reste cependant mon préféré de l'auteur), à l'histoire qu'elle raconte.
L'ambiance est toujours malsaine, oppressante, terrible. Et c'est justement ce qui fait qu'on a envie d'aller au bout du roman ...

par Messaline publié dans : Romans étrangers
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Mercredi 23 avril 2008
La Conquête de Plassans

Elle sanglotait. L'abbé Faujas avait redressé sa haute taille, il s'approcha de Marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme. - Ah ! misérable chair ! dit-il. Je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n'en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures... Oui, c'est l'éternelle lutte du mal contre les volontés fortes. Vous êtes la tentation d'en bas, la lâcheté, la chute finale. Le prêtre n'a pas d'autre adversaire que vous, et l'on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites. - Je vous aime, Ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.


Beaucoup de choses dans ce roman.

Nous voici de retour à Plassans, dans la maison de Marthe et François Mouret, cousins par alliance : Marthe du coté Rougon, et François du coté Macquart.
Ils accueillent l'Abbé Faujas et sa mère dans leur maison. Ils viennent de Besançon, mais on ne sait pas vraiment (à part quelques rumeurs) la raison de cette affectation.
Le roman est donc surtout basé sur la hiérarchie monacale dans le village et les environs.

Nous retrouvons également le salon des Rougon, bien décrit dans "La fortune des Rougon" puisqu'il s'agit dans le premier roman de la série, d'un des thèmes principaux. Donc, le salon, ainsi que tous les invités du salon.

Nous faisons connaissance avec un nouveau couple, les Trouche, soeur et beau-frère de l'Abbé Faujas. Ils n'apparaitront plus, mais ils constituent une sorte d'intrigue dans le roman, en cherchant à s'approprier beaucoup de choses.

Mais je vais arreter là, sinon, je serai obligée d'en dire trop.
par Messaline publié dans : Romans classiques
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 9 avril 2008

Notre-Dame de Paris

« Après le roman pittoresque, mais prosaïque, de Walter Scott, écrit Hugo, il restera un autre roman à créer, plus beau et plus complet encore selon nous. C'est le roman à la fois drame et épopée, pittoresque mais poétique, réel mais idéal, vrai mais grand, qui enchâssera Walter Scott dans Homère. » Hugo a ainsi voulu enfermer dans une fiction « l'état des moeurs, des croyances, des lois, des arts, de la civilisation enfin au quinzième siècle ». Il y a aussi chez lui une extraordinaire sensibilité parisienne. Mais l'essentiel est ailleurs : dans l'imaginaire et la fantaisie qui dressent, au-dessus du grouillement de la populace, des figures de légende, jeune femme pure, moine maudit, monstre au grand coeur, la Esmeralda, Frollo, Quasimodo, avec pour décor une cathédrale d'épouvante.


Nous connaissons tous plus ou moins l'histoire. Esmeralda, aimée par trois hommes, qui sont Quasimodo, Phoebus, et Frollo. Citons aussi Gringoire, son mari, plus attendri par Djalil la chèvre, que par Esmeralda.

Il y a cependant beaucoup plus dans ce roman, qu'une banale histoire d'amour. Et finalement, si Quasimodo et Frollo sont transis d'amour pour elle, Phoebus ne l'est peut-etre pas tant que ça ... puisqu'il aura vite fait de l'oublier dans les bras de Fleur-de-Lys sa fiancée officielle. Disons que dans la Comédie Musicale de Plamondon et Cocciante, il a l'air plus amoureux que ça !
D'ailleurs, je ne savais pas comment finissait réellement l'histoire. Je ne pense pas que le Disney finisse de la même façon. Celà fait trop longtemps que je l'ai vu. 
Celà dit, mis à part un chapitre relativement barbant (un chapitre ou on suit les affaires du Roi Louis XI, qui n'a d'intéret dans l'histoire que par un tout petit évènement dans la fin dui chapitre), rien n'est superflu. L'écriture est fluide (pas de peur à avoir en entamant ce pavé classique), et on est tout de suite plongé dans l'histoire.

J'ai donc beaucoup aimé ce roman.
Je le recommande sans aucune hésitation à qui aime les romans du moyen age, les histoires d'amour torturé, et le Paris du Momyen age. Il y a d'ailleurs un chapitre très intéressant sur le Paris du XIVeme, vu depuis le haut de Notre-Dame "Paris à vol d'oiseau". Des détails passionnants sur les maisons, les morceaux d'architecture, les jardins, les gens qui passent au pied des tours.
Je dirais que c'est un peu entre Zola (pour les descriptions de Paris) et Ken Follett (pour les détails de l'architecture de la cathédrale du moyen-age).
Et du Hugo pour l'amour impossible ...  

par Messaline publié dans : Romans classiques
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 28 mars 2008

Les Chouans


Enfin !!
Je l'ai enfin fini. Commencé au mois d'octobre 2007, si je ne m'abuse, j'ai fini par le laisser de coté à la fin de la 2eme partie, et je l'ai repris la semaine dernière. On pourrait se dire que c'est pas si grave ... Et avec raison ! ça peut arriver parfois.
Seulement, là, mon histoire avec les Chouans date de beaucoup plus longtemps !!
Il s'avère qu'en classe de 3ème (1994-95 ?) mon prof de français avait voulu nous le faire étudier ... Dur dur ! J'avais essayé de le lire, sans succès. Ma maman avait voulu le lire et me faire des résumés (que j'arrive à répondre aux questions de l'interro ...) mais sans plus de succès. Pareil pour mon papa. J'ai quand même eu des parents qui ont tout fait pour m'aider !!!

Celà dit, je pense qu'il faut un certain age pour lire un tel bouquin. D'une part parce qu'à 14 ans, on s'en fout de la Chouanerie. Déjà que beaucoup s'en fouttent même à l'age adulte.
Mais le style de Balzac n'est pas des plus simples.

Pour donner quelques détails sur le contexte historique, voici une petite définition de la Chouannerie :

La chouannerie est un soulèvement contre-révolutionnaire qui a embrasé les campagnes d'une douzaine de départements de l'Ouest de la France, en particulier en Bretagne et dans le Maine, sous la Premiere République, en trois phases, entre le printemps 1794 et 1800.

Pour plus de détails, je vous laisse vous reporter au site de Wikipédia, duquel j'ai tiré la définition ci-dessus.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chouannerie

Pour reprendre un peu le thème et l'histoire, il n'est pas moins question ici d'une histoire de trahison et d'amour, que d'histoire.
Bien sur, le coté historique est très intéressant, à lire une fois qu'on a pris conscience de l'intéret de connaitre un minimum de l'Histoire de son pays.

L'intrigue tient sur l'éventuelle capture du chef des Chouans, le marquis de Montauran, par les Bleus, dirigés par Hulot.
L'idée étant la suivante : faire entrer en jeu Marie de Verneuil, lui faire séduire le Marquis, et l'attraper de la sorte. Seulement, il n'avait pas prévu que Marie tomberait véritablement amoureuse de Montauran.
Il est difficile de suivre avec exactitude les allées et venues des personnages. Nous sommes tantot avec les Chouans, tantot avec les Bleus. Difficile parfois de savoir qui parle, Balzac étant plus adpete du "dit-il" à foison, que du "Hulot dit", "Montauran dit". Il faut donc bien suivre. Mais il arrive un moment ou l'on finit par survoler globalement les dits des uns et des autres, et à visualiser la scène.

Je ne vais pas raconter la fin de l'histoire, pour ceux qui voudraient le lire :-) mais au final, je suis contente d'avoir réussi à le finir. d'une part pour me prouver à moi même que je peux lire le livre qui aura fait considérablement baisser ma moyenne de francais de 3eme, et parce que l'histoire est quand même très prenante. Je vais essayer de me procurer le film tiré du livre ou joue Sophie Marceau. Pour Sophie, parce que j'aime l'actrice. Et pour mettre des images sur le livre.
Chouans!

par Messaline publié dans : Romans classiques
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Lundi 24 mars 2008

Le Ventre de Paris

Le Ventre de Paris, ce sont les Halles, avec leur « souffle colossal épais encore de l'indigestion de la veille », leurs montagnes de mangeailles, de viandes saignantes, « de choses fondantes, de choses grasses », de « gredins de légumes » d'où monte « le râle de tous les potagers de la banlieue ». « L'idée générale, écrit Zola, est le ventre, la bourgeoisie digérant, ruminant, la bête broyant le foin au râtelier, la bedaine pleine et heureuse se ballonnant au soleil. » Aux « Gras » s'opposent les « Maigres » : Florent, un proscrit du 2 Décembre revenu à Paris, qui fomente uncomplot contre le régime et sera dénoncé par Lisa, sa belle-sueur, une charcutière « au grand calme repu ». Florent retourne en prison et c'est à son ami Claude Lantier, le futur héros de L'Oeuvre, que revient le mot de la fin : « Quels gredins que les honnêtes gens ! »


**********
**********


Voilà que je ne sais pas par quel bout commencer.
Je venais de dire dans un forum lecture que ce que j'aime exposer dans le commentaire d'un livre que je viens de lire, ce sont les impressions, les images qu'il m'en reste. Sans feuilleter le livre à la recherche d'idées précises.

Dans ce roman, 3eme épisode de la série des Rougon-Macquart, Zola nous présente Florent. Florent est le frère de Quenu, lui-même mari de Lisa, fille d'Antoine Macquart. Nous sommes donc à la 3eme génération.
Florent a été, quelques années auparavant, envoyé au bagne pour quelqu'affaire ayant mal tourné. Il revient à Paris, y retrouver son frère, propriétaire d'une charcuterie rue Pirouette.

Florent conspirera, petit à petit, dans le roman, avec des amis à lui.

Ce n'est cependant pas tellement cette intrigue que je vais retenir de ce livre, mais plutot l'ambiance règnante, dans ce Paris de la seconde moitié du XIXeme siècle.

Zola y décrit les Halles, qui étaient alors un immense marché aux légumes, fruits, poissons, beurres ... toutes sortes de denrées alimentaires où se fournissait la population. Il n'y a pas meilleur conteur que Zola quand il s'agit de décrire. Ainsi, on a l'impression d'avoir devant les yeux les étalages de poissons argentés, de fruits de toutes couleurs, de nourritures odorantes, mais aussi la présence bruyante des poissonnières et maraîchères, l'animation des rues et des boutiques avoisinantes.
La journée passant sur l'activité principale de vente de  nourritures, nous reste en fin de journée les odeurs nauséabondes des déchets rejetés dans les canivaux, les fruits et légumes pourris et les poissons défraîchis dont les mauvaises odeurs sont décuplées par leur exposition du jour dans la chaleur des marchés couverts.

On y suit également un combat muet entre les Gras et les Maigres. Les Gras représentés par les Quenu, les Mehudin, et tous les personnages du roman que nous ne rencontrerons finalement que dans des endroits où l'on peut acheter de la nourriture (Halles, charcuterie Quenu ...). Les Maigres sont représentés par Florent et ses amis conspirateurs.

C'est ici le 3eme roman que je lis de Zola, malgré tous les conseils de ma maman pour me le faire lire depuis des années. Je m'aperçois que ces livres sont intéressants, non seulement par l'histoire racontée, mais c'est impressionnant de voir à quel point ces romans pourraient être écrit par un contemporain racontant le XIXeme siècle. Il est rare, à la lecture d'un classique, d'y trouver un genre d'écriture aussi actuel. Un bon moyen de découvrir ce siècle, et surtout Paris, que l'on ne peut plus regarder de la même façon après ces lectures.

par Messaline publié dans : Romans classiques
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 11 mars 2008
Hurlevent : (Wuthering Heights)


Là où la terre est sauvage et le vent glacial, là où les pentes sont hostiles, les esprits peuvent devenir rudes, tenaces. Ils peuvent aussi être incroyablement imaginatifs et poétiques.

Enfant du Yorkshire, Emily Brontë se fait à la fois peintre réaliste, romancière gothique et poète du surnaturel dans cet ouvrage qui retrace, sur deux générations, les conséquences désastreuses d'un amour contrarié, celui d'Heathcliff et de Catherine. Elle y décrit à merveille la lande monochrome que seule la bruyère égaie ici et là, les marais dont l'humidité ronge les os et alourdit le coeur, les vents monotones et agressifs dont le sifflement effraie l'imagination. Elle dépeint avec véracité les tourments violents de la passion, de la vengeance et de la peur. Mais surtout, Emily Brontë démontre ses talents de composition, orchestrant sans dissonances les retours dans le temps, les intrusions de l'étrange et les changements de point de vue. Elle dévoile enfin la disposition romantique d'une jeune femme qui semble croire que le repos de l'âme ne se gagne qu'au terme d'une douloureuse errance.


Unique roman de Emily Brontë, il est publié en 1847, la même année que Jane Eyre, par sa soeur Charlotte. Anne Brontë, la cadette, a également publié dans la même périodes, quelques textes, contes, et romans. 


Je voudrais copier ici le résumé trouvé sur Wikipedia, car je  le trouve très détaillé et respectant toutes les phases importantes du livre. 
(surligner le texte pour ceux qui veulent lire ... Attention SPOILER !!!)

Mr Earnshaw a deux enfants : l'aîné, Hindley, et une fille, Catherine. Un jour, il ramène d'un voyage un enfant abandonné de six ans, Heathcliff, dont l'origine restera inconnue. Hindley entre rapidement en conflit avec Heathcliff et, à la mort de ses parents, devient le maître de la maison. Heathcliff est traité plus durement que jamais.

Hindley, le frère, se marie mais perd rapidement sa jeune femme dont il était très épris et ne s'en remettra jamais. Catherine devient ravissante; elle est courtisée par un riche héritier, Edgar Linton, qu'elle épousera au grand dam d'Heathcliff, qui a toujours été amoureux d'elle. Cependant, celui que Catherine aime passionnément est en fait Heathcliff.

Peu après son mariage, Catherine meurt après avoir donné le jour à une fille, Cathy. Heathcliff, désespéré, se vengera diaboliquement d'Edgar et Hindley, notamment en prenant leur famille pour cible. Il ruine Hindley au jeu et entre en possession des Hauts de Hurlevent. Il séduit Isabella, soeur d'Edgar, l'enlève, l'épouse, et la maltraite au point qu'elle s'enfuit. De cette union, il naît un fils, Linton.

Seize ans plus tard, Edgar Linton meurt, laissant pour seule héritière Cathy. Heathcliff s'arrange alors pour que Cathy tombe amoureuse de Linton. Il l'attire aux Hauts de Hurlevent, la retient prisonnière et la contraint d'épouser Linton sous la menace. Linton s'avère faible et odieux mais meurt bientôt, trop tard malheureusement pour Cathy dont Heathcliff s'est approprié les biens.

Cathy et le fils d'Hindley, Hareton, nouent une relation amoureuse bien que Heathcliff ait élevé celui-ci de manière à en faire un rustre. Hareton ne tarde pas à protéger Cathy contre les violences physiques et morales de Heathcliff. Par ailleurs, le fait que les deux cousins ressemblent fortement à leur tante et mère Catherine rend Heathcliff de plus en plus incapable de poursuivre sa vengeance. Il agit de plus en plus étrangement, s'enferme dans sa chambre, refuse de s'alimenter et finit par mourir.

En 1802, Hareton et Cathy sont sur le point de se marier. Survient un garçonnet terrorisé qui affirme avoir vu Heathcliff et une femme sur la lande. Le roman se clôt sur l'image des trois sépultures de Catherine, Edgar et Heathcliff, et dans une atmosphère de paix...

J'aurai eu quand même un peu de mal à suivre la narration. 
Mrs Dean raconte l'histoire, des années plus tard, à Mr Lockwood venu louer Thrushcross Grange, la propriété qu'auront habitée les Linton. Elle raconte la vie, les relations, les amours et les haines partagées et déchirées entre les 2 familles que sont les Linton et les Earnshaw, dont Heathcliff aura, malgré lui, bouleversé les destinées.

J'ai retouvé, dans ce roman, beaucoup de Jane Austen, et du seul roman d'elle que j'ai lu jusqu'à présent : "Orgueil et Préjugés". Celà dit, dans le roman de Jane Austen, je comprends mieux les personnages. Ici, les comportements sont assez étrangement changeants ...
Les gens des 2 familles s'aiment et se détestent tour à tour. Se battent et se cachent leurs sentiments. S'avouent, se marient, et se pardonnent ... 
Comment Cathy peut-elle pardonner à Heathcliff après qu'il l'ait séquestrée, maltraitée ... Et comment peut-elle tomber amoureuse de Linton et de Hareton après tout ce qu'ils auront été désagréables et méchants avec elle ...

par Messaline publié dans : Romans classiques
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Dimanche 2 mars 2008

La Curée

Quatrième de couverture
La France de Napoléon III vue par Zola : " A cette heure, Paris offrait, pour un homme comme Aristide Saccard, le plus intéressant des spectacles. L'Empire venait d'être proclamé... Le silence s'était fait à la tribune et dans les journaux. La société, sauvée encore une fois, se félicitait, se reposait, faisait la grasse matinée, maintenant qu'un gouvernement fort la protégeait et lui ôtait jusqu'au souci de penser et de régler ses affaires. La grande préoccupation de la société était de savoir à quels amusements elle allait tuer le temps. Selon l'heureuse expression d'Eugène Rougon, Paris se mettait à table et rêvait gaudriole au dessert... L'Empire allait faire de Paris le mauvais lieu de l'Europe. "



Voici le 2eme roman de la série des Rougon-Macquart. J'ai préféré celui ci parce qu'on entre vraiment dans l'histoire de Paris. 
Renée est mariée à Aristide Rougon, dit Saccard. Elle est jeune (la trentaine), elle est belle, riche par sa dot, et son mari a eu un fils, Maxime, de son précédent mariage, avec qui elle s'entend particulièrement bien ... 

On suit tout au long du livre Renée dans les soirées mondaines sur les grands boulevards, Aristide dans sa quete de la richesse, et Maxime dans sa quete du monde adulte ...
On les suivra dans des soirées d'orgie, ou l'argent coule à flot tout comme les petits fours et le champagne. 

On découvre également le Paris actuel se construire ... Notemment, pour ce roman, les Grands Boulevards, de Opéra à Nation.

 

par Messaline publié dans : Romans classiques
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mardi 19 février 2008

Sur la route de Madison

Présentation de l'éditeur
Francesca Johnson, fermière de l'Iowa, était seule cette semaine-là, son mari et ses enfants s'étaient rendus en ville pour la foire agricole. Sa rencontre avec Robert Kirlcaid, écrivain-reporter qui photographiait les ponts du comté de Madison, eut lieu au cours de l'été 1965. Dès leur premier regard, ils surent qu'ils étaient faits l'un pour l'autre de toute éternité. Ils ne disposaient que de quelques jours pour se connaître, s'aimer et vivre une vie entière de passion silencieuse, avide et sans espoir.


J'ai un faible pour les histoires d'amour impossibles. Dans la littérature, je n'aime que les histoires d'amour impossibles. Tristan et Iseult, Romeo et Juliette, Abélard et Héloise ... et ici, Francesca et Robert. 

Je ne sais quoi dire de plus, au niveau de l'histoire, que le résumé ci-dessus. Pour ce qui est du roman en lui même, il se lit très bien, très vite. 
L'auteur commence par expliquer pourquoi il a ecrit ce livre. Suivent ensuite les "mini-biographies" de Robert et Francesca. Des choses sur leurs vies, leurs métiers, leurs familles, leurs sentiments ... 
Ensuite, quelques chapitres sur les 4 jours passés ensembles. Le coup de foudre, l'amour, une vie entière compressée en 4 petits jours. 
Puis la décision. Je n'en dirai pas plus. 

Ce genre d'hisroire ne donne qu'une envie. Rentrer chez soi, et serrer dans ses bras la personne qui partage notre vie. La serrer très très fort ... Se dire qu'on a eu une chance folle d'avoir connu le coup de foudre, et d'avoir choisi l'autre décision ... Bien qu'on puisse comprendre la position de Francesca.
 

Apparemment, un film a été tiré de ce livre. Avec Meryl Streep et Clint Eastwood.

Sur la route de Madison - Clint Eastwood et Meryl Streep

par Messaline publié dans : Romans étrangers
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Commentaires Récents

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus