99F de Frederic Beigbeder

Publié le par Messaline

 

  99 francs (14,99 )

«En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'oeil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "La Halle aux Vêtements". Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là.»

 

 

Je pense que ce roman va partir aussi vite qu’il est venu. Lu en 3 jours, pas besoin de plus.

N’étant pas très admirative de monsieur Beigbeder, j’ai  décidé de lire le livre uniquement dans l’optique de voir le film, qui sort demain, si je ne m’abuse. Je pense qu’il vaut mieux lire le livre avant de voir le film, tout comme je vais me dépecher de lire « Un secret » de Grimbert avant de voir le film avec Patriiiiiiick.

 

Voilà pour le contexte.

Pour ce qui est du roman, bon.

J’avoue ne pas avoir été très emballée. Je ne dis pas ça parce que je n’aime pas le personnage de Beigbeder. J’ai essayé de me détacher de l’idée qu’il en était l’auteur. D’ailleurs, je ne vois pas la comparaison avec Houellebecq (d’ailleurs, par 2 fois, on lit le nom de Houellebecq dans le roman, je le soupçonne d’avoir fait ça à dessein. Et le dessein en question, c’est que montrer qu’on lit Houellebecq, c’est un peu la classe. Parce que bon, dans l’histoire, j’ai trouvé ça un peu superflu …

Bon, ça c’est une chose.

 

J’ai trouvé que le roman, même si l’histoire en elle-même est intéressante (2 publicitaires qui évoluent dans le métier, et dans une vie privée un peu difficile, au milieu de la drôle et le luxe) était écrit dans un style un peu fatigant. Ça part un peu dans tous les sens. 

 

Bref, premier essai pas spécialement concluant. J’avais un peu l’impression de lire un Nothomb au masculin. Un truc pas très structuré (bien que les parties soient nommées, séparées par des passages de pubs) c’est assez contradictoire. J’ai eu l’impression parfois que des passages étaient en double, mais reformulé d’une autre façon.

 

Enfin, je ne sais pas. Je suis assez perplexe sur ce roman, qui n’est pas pour moi quelque chose de formidable. J’espère que le film me plaira un peu plus, ce qui ne devrait pas être difficile.

 

Une seule chose positive que j’en retire, c’est de voir un peu comment se passe le travail dans la publicité. L’élaboration de « l’accroche » (attention, le terme « slogan » est ringard), le tournage d’une pub, le choix des personnages par rapport au produit, et surtout par rapport à la cible …

Si tant est que tout cela soit basé sur du vrai …

Publié dans Romans francophones

Commenter cet article

hydromiel 27/09/2007 14:39

Pas lu le livre, mais le film me tente beaucoup, les extraits sont très bons

Messaline 26/09/2007 21:47

disons que c'est spécial ... Mais c'est vrai que là, entre moi, Shopgirl et Hank qui l'avons lu, y'a pas beaucoup de points positifs !! Et nous sommes des valeurs sures !!^^

Bon, pour moi ça part un peu dans tous les sens, mais bon, je l'ai quand même lu jusqu'au bout ...

Suny 26/09/2007 21:28

et dire que je pensais peut-être le lire... chui refroidie, tout à coup... parce qu'après Kundera, les trucs pas trop intéressants je commence à en avoir marre... ^^

Messaline 25/09/2007 20:41

@Hank : je pense effectivement que les 2 allusions (j'avais repéré, vue qu'on en avait parlé sur le blog de Suny) j'avais fait attention ...) sont présentes pour se prévaloir.
Pour l'instant, c'est le premier (unique ?) que je lis. Etant donné que ça se lit vite, bon, pourquoi ne pas tenter un autre ... (j'ai bien donné une seconde chance à Houellebecq :-)
Sinon, pour "Windows in the world", j'en entends dire que du mal ... C'est dommage parce que le sujet avait, selon moi, un potentiel énorme.

@Shopgirl : moi aussi le passage à Miami m'a un peu refroidie ... Autant au début, le coté pub étant certes un peu soulant, je me disais "bon, c'est le concept ...", mais après ça fait un peu "Orange Mécanique" et je préfère de loin "Orange Mécanique" !!!
Sinon, pour le film, moi aussi, j'en espère beaucoup plus ... Et je pense que ça passera beaucoup mieux !

Shopgirl 25/09/2007 19:14

Je t'avais dit que c'était "spécial"...
Plus que le style, c'est le collègue d'Octave et leur départ en vrille à partir de Miami que je n'ai aimé. Beurk.
Malgré tout, je pense que le film peut être réussi, le côté "pub" ajouté au talent de Dujardin peuvent faire monter la sauce.