les amoureux de l'Hotel de Ville, Philippe Delerm

Publié le par Messaline

Les amoureux de l'Hôtel de Ville

" Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau ?



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J'avoue que c'est la photo qui m'a poussée à acheter ce livre. La quatrième de couverture un peu aussi, et après "Autumn", j'avais envie de lire un roman de lui qui ne soit pas une biographie. 
Je l'ai lu pratiquement d'une traite, hier, et un petit bout de la fin ce soir. ça se lit vite. 146 pages, déjà, c'est très court, et puis l'écriture est fluide, simple, facile à lire. 

Pourtant, je suis restée sur ma faim. 
Disons que j'espérais autre chose de ce roman. 

Je m'attendais à une histoire créée à partir de cette photo que l'on connait tous. Je m'attendais à ce qu'il tisse des liens, des histoires, des relations entre les personnages. J'espérais qu'il nous invente la bie de ces deux amoureux de l'Hitel de ville, que l'on croise partout sur les cartes postales, calendrier et autres souvenirs parisiens. 
Je n'ai pas eu ce que j'attendais. 

Philippe Delerm se sert de cette photo, grace à laquelle il invente le lien conducteur du roman. 
Le protagoniste revient sur son enfance, grace à cette photo. 
A la finde la quatrième de couverture, la phrase dit "Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau ?" 
Finalement, on ne le sait pas vraiment. Mais il revient sur différentes périodes, différents évènements de son enfance. C'est d'ailleurs ce qui lui permet de s'en sortir, à une période ou il se retrouve au chomage, et un peu perdu dans sa vie. 

Malgré celà, l'écriture de Philippe Delerm parvient aisément à nous faire reconstituer le Paris des années 50. Tout comme dans "Autumn" ou les teintes orangées, marrons et jaunes se fondent dans le texte, ici, le noir et blanc sont l'essence même du texte. On sent que les mots sont presque moins importants que les couleurs, vives ou dégradées.

Publié dans Romans francophones

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