Le livre de Dina, tome 2, Herbjorg Wassmo

Publié le par Messaline



Le Livre de Dina, tome 2 : Les Vivants aussi


La saga en trois volets du Livre de Dina s'ouvre sur Les Limons vides – suivi de Les vivants aussi et Mon bien-aimé est à moi –, un tableau brossé au vitriol : le destin tragique de Dina. Dina, femme-enfant, enfant sauvage, mi-femme, mi-démon, créature imprévisible et insatiable qui aura fait de sa vie un conte cruel. La mort accidentelle de sa mère, en livrant l'enfant à elle-même et aux plus noirs versants de sa personnalité, va précipiter Dina et avec elle tout son entourage dans un tourbillon de désolation. Ce premier épisode qui retrace l'enfance de Dina, dépeint la lente transformation de cette Ève maudite en un être diabolique qui ne réfrène aucun désir, aucune impulsion aussi violente soit-elle. Avec la force qu'ont les récits légendaires, l'auteur, sans complaisance ni compassion pour son héroïne, expose d'une écriture sûre et incisive les raisons impérieuses qui ont poussé Dina au meurtre de son mari. Les damnés de la terre ont élu domicile au-delà du cercle polaire, là où la glace et la neige ont pris possession de tout.

 

 

 

 

Dans ce second volume, on retrouve une Dina encore plus indomptable que jamais. Jacob, son mari, est mort. Tombé dans un ravin alors qu’elle l’emmenait se faire soigner … Est-ce Dina qui l’a jeté dans le ravin ? Est-ce un tragique accident ? On ne sait pas … Mais Dina le sait-elle elle-même ?

La mort semble la poursuivre. Jacob et sa mère lui apparaissent. Ils se mettent sur son chemin, l’observent, lui parlent.

 

Elle se retrouve donc seule maîtresse du domaine de Reinsnes, avec Mère Karen, sa belle-mère, Oline (domestique principale) et Stine (nourrice de son fils). Elles se retrouve face aux 3 hommes de la maison : Niels, Anders (les 2 enfants adoptifs de Jacob et sa première femme) et Johann, parti étudier afin de devenir Pasteur. Entre eux tous se trouvent les 2 enfants Benjamin (fils de Dina et Jacob) et Hanna (fille de Stine et Niels, qu’il a refusé de reconnaître).

Voilà pour resituer le contexte.

 

Après ce 2eme tome, on arrive à se créer un peu mieux un portrait de Dina : c’est une grande femme au regard sombre et fixe, inflexible.

Depuis le début, j’ai relevé plusieurs fois l’expression « sans vergogne » , qui signifie « sans honte », « sans scrupule ». C’est peut-etre les mots qui la représentent le plus. Elle est elle-même, sans peur des autres, du qu’en dira-t-on, de l’avis des autres. Elle vit, fait selon ses choix et ses impressions, et c’est pour elle le principal.

Si je pouvais imager un peu, je dirais que Dina est « grossière » et se « dégrossit » au fur et à mesure des romans … dans le sens ou je la sens taillée dans une matière brute (lorsqu’elle arrive à Reinsnes, elle n’a aucune éducation) et apprend tout ce qu’elle peut …

Je ne pense pas être au bout de son apprentissage encore … J’ai commencé le 3eme mais il m’en reste encore environ la moitié, il y a le temps de s’y passer beaucoup de choses … 

Publié dans Romans étrangers

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