Notre dame de Paris, Victor Hugo

Publié le par Messaline

Notre-Dame de Paris

« Après le roman pittoresque, mais prosaïque, de Walter Scott, écrit Hugo, il restera un autre roman à créer, plus beau et plus complet encore selon nous. C'est le roman à la fois drame et épopée, pittoresque mais poétique, réel mais idéal, vrai mais grand, qui enchâssera Walter Scott dans Homère. » Hugo a ainsi voulu enfermer dans une fiction « l'état des moeurs, des croyances, des lois, des arts, de la civilisation enfin au quinzième siècle ». Il y a aussi chez lui une extraordinaire sensibilité parisienne. Mais l'essentiel est ailleurs : dans l'imaginaire et la fantaisie qui dressent, au-dessus du grouillement de la populace, des figures de légende, jeune femme pure, moine maudit, monstre au grand coeur, la Esmeralda, Frollo, Quasimodo, avec pour décor une cathédrale d'épouvante.


Nous connaissons tous plus ou moins l'histoire. Esmeralda, aimée par trois hommes, qui sont Quasimodo, Phoebus, et Frollo. Citons aussi Gringoire, son mari, plus attendri par Djalil la chèvre, que par Esmeralda.

Il y a cependant beaucoup plus dans ce roman, qu'une banale histoire d'amour. Et finalement, si Quasimodo et Frollo sont transis d'amour pour elle, Phoebus ne l'est peut-etre pas tant que ça ... puisqu'il aura vite fait de l'oublier dans les bras de Fleur-de-Lys sa fiancée officielle. Disons que dans la Comédie Musicale de Plamondon et Cocciante, il a l'air plus amoureux que ça !
D'ailleurs, je ne savais pas comment finissait réellement l'histoire. Je ne pense pas que le Disney finisse de la même façon. Celà fait trop longtemps que je l'ai vu. 
Celà dit, mis à part un chapitre relativement barbant (un chapitre ou on suit les affaires du Roi Louis XI, qui n'a d'intéret dans l'histoire que par un tout petit évènement dans la fin dui chapitre), rien n'est superflu. L'écriture est fluide (pas de peur à avoir en entamant ce pavé classique), et on est tout de suite plongé dans l'histoire.

J'ai donc beaucoup aimé ce roman.
Je le recommande sans aucune hésitation à qui aime les romans du moyen age, les histoires d'amour torturé, et le Paris du Momyen age. Il y a d'ailleurs un chapitre très intéressant sur le Paris du XIVeme, vu depuis le haut de Notre-Dame "Paris à vol d'oiseau". Des détails passionnants sur les maisons, les morceaux d'architecture, les jardins, les gens qui passent au pied des tours.
Je dirais que c'est un peu entre Zola (pour les descriptions de Paris) et Ken Follett (pour les détails de l'architecture de la cathédrale du moyen-age).
Et du Hugo pour l'amour impossible ...  

Publié dans Romans classiques

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Messaline 29/04/2008 12:49

Tu peux te laisser tenter. On est totalement happé par l'histoire et les 600 pages passent toutes seules. N'oublie pas de venir nous donner ton avis.

Dragonne 28/04/2008 14:33

Je n'ai pas beaucoup lu de Victo Hugo et je dois dire que je me laisserai bien tentée par celui-là. J'ai de bons souvenirs, pour ce que je m'en rappelle, de ce que j'ai lu de lui.

Céline 21/04/2008 01:48

J'en garde un souvenir magnifique!

Madame Charlotte 10/04/2008 11:32

bizarrement je ne l'ai toujours pas lu, Les Misérables non plus oO par contre j'ai adoré L'homme qui rit, Les travailleurs de la mer, et Han d'Islande, son style est unique et d'une poésie folle. Hugo à marqué le début de mon adolescence, que d'émois ! lol

hydromiel 10/04/2008 08:22

C'est une des rares lectures obligatoire du collègue que j'ai apprécié. Vraiment beaucoup. Au point que j'ai toujours mon exemplaire à la maison avec les notes sur les pages pour m'aider à faire "mes devoirs".Un très beau livre et une très belle histoire.