Alabama song, Gilles Leroy

Publié le par Messaline

Alabama song


Attirée par la couverture, je me suis rendu compte en cours de lecture qu'il s'agissait d'un roman sur la vie de Zelda Fitzgerald, qui n'est autre que la femme de Francis Scott Fitsgerald, auteur de Gatsby le magnifique, roman à la lecture duquel je m'étais emmerdée comme un rat mort :)

Ceci n'engage que moi, bien sur !! :D

Ce détail ne me posant strictement aucun problème, j'ai beaucoup aimé ce livre. Il s'agit d'une biographie fictive de Zelda Fitzgerald. Je n'ai pas encore trouvé beaucoup d'infos sur la rédaction de ce livre, sur les éventuels documents ou témoignages qui ont permis à l'auteur d'écrire ce livre.

  









Cependant, d'après ce qu'on peut lire sur le site Evene à propos de la vie de Zelda et Scott, le livre suit quand même bien les évènements. Bien sur, il y a des détails, des dialogues, tout ceci reste fictif ... ou pas ...

Gilles Leroy a écrit un roman qui n'a rien, à première vue, de poétique.

En celà, il tranche particulièrement avec 1) la couverture, 2) avec l'idée qu'on peut se faire des années 20, qui est sencée etre une période de faste, et d'insouciance ...

La vie de Zelda démontre que tout n'était pas si rose.

Après une enfance particulièrement tranquille, elle tombe amoureuse de Scott, alors que ses parents avaient prévu un tout autre parti. Scott veut devenir écrivain. Forcément, le parti n'est pas revé, loin de là.

Pourtant, Zelda, au delà des recommandations de ses parents, s'enfuit avec Scott à New York, après la Guerre, afin de percer dans la Haute Société.

Ses romans sont un succès.
Il devient effectivement le plus grand écrivain américain. Mais pour combien de temps ?

Une nouvelle vie s'ouvre à eux : une vie remplie de fastes, bien sur, de soirées huppées, de champagne, de richesses diverses et variées ... Grandeur et décadence de deux enfants trop tôt jetés dans ce monde qui n'a aucune pitié.

Bien vite, le nom de Scott ne plait plus beaucoup. Il patauge dans ses romans, et la relation entre Scott et Zelda n'est plus spécialement ce qu'ils voulaient ...

Bref, rien de poétique dans la forme, et finalement on se rend compte que le roman n'aurait pas pu être écrit autrement. Ce style haché, entrecoupé de passages des années 20, 30, 40, le présent où elle explique à son psy sa vie comme pour justifier son amour pour un homme qui ne l'aimait plus, et qu'elle n'aimait probablement plus non plus, cette relation contradictoire qu'elle voulait quitter mais garder quand même ...

C'est en hopital psychiatrique qu'elle finit sa vie, internée pour des troubles qui s'apparentent à la schizophrénie.

Pour terminer, je citerai la dernière phrase de "Gatsby le magnifique", parce que même si je n'ai pas aimé le roman, elle reflette quand même pas mal la vie de Zelda et Scott :

« Car c'est ainsi que nous allons, barques luttant contre un courant qui nous ramène sans cesse vers le passé. »

Ici les avis de Brume et de Clarabel.  

Publié dans Romans francophones

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pom' 14/06/2009 11:38

un style assez lent et ennuyeux, si je me rapelle bien, je ne l'ai pas fini

Messaline 13/06/2009 13:19

ah bon ? pourquoi ??

pom' 13/06/2009 07:44

je fus bien déçu par ce livre