La chute, Camus

Publié le par Messaline

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A l'occasion de notre petit week end à Amsterdam, je cherchais un roman qui s'y déroulait ... Je n'ai trouvé finalement que ce roman de Camus.

Bon on ne voit pas trop, à travers le texte, le paysage incomparable de Amsterdam. Juste quelques mots décrivant les ponts, les canaux et les lumières ...

 

Lu pendant mes années de lycée, ça ne me fait pas de mal de me replonger dans quelques classiques, comme je l'ai fait récemment avec Les Chouans de Balzac ou La condition humaine de Malraux.

 

J'ai entendu parler récemment de ce roman comme étant un "monument de la littérature". Je crois que mon interlocuteur était fan !

De mon côté, ce roman, outre m'avoir rappelé des souvenirs de l'époque de ma lecture initiale en classe de 1ere, m'a semblé tout aussi curieux qu'à l'époque.

 

Jean-Baptiste Clamence est un ancien avocat parisien. Après avoir exercé pendant un temps à Paris, avoir connu des gens, des femmes, avoir été heureux, déçu, s'est exilé à Amsterdam pour excercer la profession de Juge-pénitent.

 

Le roman se décline en 6 parties qui correspondent à 5 jours durant lesquels Clamence raconte sa vie à un interlocuteur que, par contre, nous n'entendons jamais s'exprimer qu'à travers le monologue du personnage. Il va passer en revue, en 6 parties, certains évènements de sa vie qui l'auront parqué, et notemment la chute d'une jeune femme dans la Seine qu'il n'aura pas pu sauver.

 

Dès lors, un rire résonnera toujours derrière son dos. Un rire qui lui rappellera que les hommes l'observent, observent et jugent ses actes. Il se prépare donc au jugement dernier, en essayant d'analyser ses propres comportements face aux évènements de son passé.

 

Au final, c'est une longue confession que Clamence fait dans "La chute". Il doit confesser ses actes, s'en libérer afin de pouvoir poursuivre en paix. Poursuivre ? Oui, on peut dire ça ... C'est finalement pour lui la fin d'une période torturée.

Puis on apprend que son interlocuteur est également avocat, parisien ...

 

C'est en tous cas un livre à lire. Il nous permet de se dire que finalement, oui, on ferait bien de regarder un peu ce qu'on est, ce qu'on fait, face aux autres, face aux évènements. Parce qu'en tant qu'homme vivant dans la société des hommes, on a le devoir de s'auto-confesser. Il n'y a que comme ça qu'on pourra être en paix avec soi même. Clamence se croyait en haut de l'échelle de la société dans la considération de l'autre ? Il se retrouve au plus bas. Parce que finalement, qu'est-ce donc que la considération de l'autre ? Mieux vaut déjà (re)gagner sa propre considération de soi ...

Publié dans Romans classiques

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