Les particules élémentaires, Michel Houellebecq

Je n'ai pas trouvé de résumé qui atteigne le niveau de la quatrième de couverture.
Dans ce roman, on suit 2 personnages.
Michel : scientifique de renom. Solitaire, célibataire.
Bruno : quarantenaire à la recherche de sensations (sexuelles, principalement).
Ils sont demi-frères, mais ne se connaissent pas. Ils se rencontrent sur le tard, et gardent contact, deviennent plus ou moins confidents. Diamétralement opposés, ils ne sont finalement pas si différents.
Michel décide d'arreter de travailler, de prendre une année sabbatique.
Bruno de son coté, décide de partir passer quelques jours dans un camping un peu sectaire ou se retrouvent des ex-soixante-huitards. Là, il rencontre Christiane, qui, comme lui, la quarantaine, est toujours en quete du bonheur introuvable.
Michel finira par retrouver sa petite amie de lycée.
Il est difficile d'entrer dans le roman. Dès le début, le lecteur est projeté dans le passé de divers personnages. Les parents des protagonistes, afin de comprendre la raison pour laquelle ces 2 demi-frères ne se connaissent pas.
Puis divers scientifiques. Houellebecq s'attarde sur les travaux scientifiques qui nous permettent de comprendre ceux de Michel.
Difficile de catégoriser ce roman. C'est le roman du déclin de l'humanité. Le roman de la quête du bonheur. Le roman du désespoir. Tout à la fois.
Je m'attendais bien à ce qui se passerait à la fin de la 2eme partie. J'ai encore trop en tête "Plateforme", que j'ai quand même préféré à celui là. C'est un Houellebecq : les personnages ne peuvent pas être heureux. Je devais bien m'y attendre.
Dans ce roman, Houellebecq décrit tout le déclin de l'humanité. Des années cinquante aux années futures, lorsque l'homme sera remplacé. On passe principalement par les périodes décadentes, les années 70, qui ont engendré la violence (sexe et autre) dans notre société. De nombreux passages sont durs à lire, mais néanmoins nécessaires à sa démonstration.
Je finirai sur une phrase du roman que je trouve parfaite pour illustrer l'oeuvre : "[...] c'est ainsi que l'histoire humainedu XVeme au XXeme siecle de notre ère, peut essentiellement se caractériser comme étant celle d'une dissolution et une désagrégation progressive [...]"
Doit-on conseiller la lecture de Houellebecq ... je ne sais pas. Ses livres (du moins, les 2 que j'ai apprécié, le premier ne m'ayant pas vraiment plu) sont bourrés d'infos intéressantes sur la société, sur divers sujets. Dans celui ci, on retrouve beaucoup de théories Nietszchéennes et Kantiennes sur l'humanité et la société. Cependant, il faut être accroché, car retomber, après tout celà, dans l'abîme de la vie solitaire et triste, n'est pas forcément chose aisée.
Et je reprendrai, pour terminer, une phrase de mon ami Gwen, après la lecture de "Plateforme" cet été sur la plage de Jesolo, à coté de Venise, refermant la dernière page et reposant le livre sur le sable chaud : "Vraiment, la vie c'est de la merde .. [...]".
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